AGULLO Thierry
1945, Bordeaux - 1980, Poitiers
Tour à tour dactylo, barman, docker, danseur, organisateur de diverses manifestations artistiques « sauvages », Thierry Agullo s’intéresse à la typographie et à l’édition. Il réalise de nombreux collages, sculptures, « tapissures ». À partir de 1965, il entreprend une recherche sur les objets perdus : fers à chaussures, portefeuilles, gants… Ses collections de fers à chaussures, récupérés dans le métro parisien ou fournis par un réseau de correspondants, lui servent à composer des tableaux à partir de formes et de séries. Au-delà de ces réalisations au caractère graphique, semblables à celle d’un entomologiste, il effectue des classifications en fonction des matériaux, de la fabrication, de l’usure, des torsions. Agullo construit des hypothèses sur leur utilisation, reconstitue des parcours d’hommes et de femmes dans des lieux publics… Il élabore ainsi une sorte d’archéologie du présent, construite à partir de l’objet trouvé. En 1975, il fait partie du collectif d’Art Sociologique, fondé un an auparavant, qui interroge les liens entre l’art et la société. Il rencontre Pierre Molinier, peintre et photographe de la sexualité clandestine, pour qui il posera sur le thème de l’androgyne. Il disparaît en 1980 dans un accident de voiture.
OEUVRES PRÉSENTES DANS LA COLLECTION































