BEN (Benjamin Vautier)
1935, Naples
En 1958, le magasin de disques d’occasion de Ben à Nice devient un lieu de rencontres, d’expositions et de discussions. Il se lie d’amitié avec Arman et Klein. Dans un souci de nouveauté et d’exaltation de l’ego, deux critères qui selon lui valident une œuvre, il choisit le geste d’appropriation et signe tout ce qui ne l’a pas encore été : « Je me suis donc (…) approprié les trous, les eaux sales, Dieu, les vitres, les coups de pied et un tas d’autres réalités. » Eau sale fait partie d’une série d’œuvres qui, à travers l’appropriation et le principe que tout est art, renversent la logique du beau et du laid. Dans les années 1960, il participe activement au mouvement Fluxus : actions de rues, création du Théâtre total, publications, organisations de débats, performances filmées. Tour à tour peintre, assembleur d’objets, performer, polémiste, Ben s’implique dans la société et le fait savoir, en animant notamment son site Internet, lieu de prise de parole et d’écriture. Il est également un ardent défenseur des cultures et des langues minoritaires. Ben inscrit depuis la fin des années 1950 ses vérités sur des tableaux-écritures qui l’ont rendu célèbre et dont le Mur des mots à Blois est une sorte de rétrospective. Sa volonté de « tout dire » sur l’art et sur la vie font de ses créations une incarnation vivante d’un art d’attitude.
OEUVRES PRÉSENTES DANS LA COLLECTION



























